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Les métiers de la sécurité, de la certification et du contrôle

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Dans le secteur du bâtiment, les métiers de la sécurité, de la certification et du contrôle englobent ceux liés aux diagnostics immobiliers, au contrôle technique de construction ou encore ceux afférents à la sécurité sur les chantiers.



En effet, au vu de l’évolution des matériaux de construction, des nouvelles normes tant en matière de sécurité des équipements et des personnes que de garantie qui leur sont attribués, ou encore des dispositifs multiples qui sont prévus dans le Grenelle de l’environnement, il apparaît évident que ces métiers sont amenés à se développer et à gagner en expertise.

En matière de contrôle technique de construction, il s’agit bien souvent d’identifier et prévenir les aléas techniques tout au long du projet, à travers, entre autres, le contrôle de la solidité des ouvrages, de la sécurité des personnes, de l’accessibilité des handicapés, de l’isolation thermique ou acoustique… Les campagnes en faveur de la prévention et de la sécurité sur les chantiers vont bon train, les métiers de coordonnateur SPS ont le vent en poupe, et la sécurité est étudiée tant par les industriels qui proposent des outils et matériels an adéquation avec cette évolution, que par les chefs d’entreprise du bâtiment qui veillent à rendre plus sûrs les conditions de travail de leur personnel, leurs chantiers et leur environnement.
Parce que le risque routier professionnel représente la 2ème cause d’accidents graves et mortels dans les métiers du bâtiment, la délégation à la sécurité et à la circulation routières, la CNAMTS, l’OPPBTP et la FFB viennent de renouveler l’engagement pris en 2006 en signant une 2ème charte de partenariat pour améliorer la prévention des accidents routiers du travail. Cet accord concerne près de 300.000 entreprises et plus de 1 million de salariés du bâtiment. Il porte sur six actions principales : Optimiser l’organisation des déplacements pour une réduction de l’exposition au risque routier, une préservation de l’environnement et un gain économique ; renforcer la sécurité des véhicules particuliers, utilitaires légers et poids lourds par le recours à des équipements spécifiques et un entretien régulier ; rappeler le bon usage des téléphones mobiles ; vérifier les compétences à la conduite en situation professionnelle ; informer sur les risques liés à la consommation d’alcool et de drogues au volant ; et enfin, transmettre aux apprentis les compétences de conduite professionnelle par des tuteurs et encourager la pratique de la conduite accompagnée dans l’entreprise.

Vers de nouveaux métiers
Les questions environnementales sont également au cœur de ces métiers de la sécurité, de la certification et du contrôle. Les diverses normes et réglementations qui ont été décidées, ainsi que celles, nombreuses, à venir, vont renforcer les exigences des professionnels, offrant, par la même occasion des perspectives prometteuses pour les organismes de certification notamment. Tous les métiers liés à l’environnement et au développement des produits « verts » sont désormais soumis à une batterie de certifications, de normes et de réglementations qui « labellisent » et sont gages de garantie.
«Le label reste un engagement volontaire, mais aujourd’hui c’est quasiment un passage obligé», analyse Francky Boisseau, de Qualit’EnR, association créée dès 1999 sous l’impulsion de l’Ademe. «Les clients ont de plus en plus ce réflexe, et demandent à leur installateur s’il possède un label de qualité». En effet, contrairement à d’autres spécialités du bâtiment plus classiques et pour lesquels la meilleure recommandation reste peut-être le bouche-à-oreille, «nous sommes ici sur des métiers nouveaux, de nombreuses entreprises se créent et n’ont pas forcément la compétence», indique Francky Boisseau. Le rôle de l’association est alors de vérifier les compétences de l’installateur, ainsi que ses références, ses assurances, etc.
Avant d’être labellisés, les installateurs doivent recevoir une formation de deux à cinq jours. S’ils sont formés à l’installation de tous types de produits, une partie de la formation est cependant dédiée à la partie commerciale et conseil car «ils sont les interlocuteurs directs des clients, qui voudront savoir quel produit est le plus adapté à leur situation», explique Nadia Beckerich, déléguée de l’association. «Une entreprise labellisée doit former au moins une personne par unité locale géographique. Souvent, elle envoie deux salariés en formation». Ensuite, des audits sont réalisés tous les trois ans. Lors de la première vague, sur 6.000 audits réalisés sur Qualisols, seuls 100 installateurs ont vu leur label suspendu.

De même, les lois sur le logement ont vu la multiplication des diagnostics : après les termites et le plomb, place à la performance énergétique ou à l’électricité… De nouveaux débouchés qui se mettent en place sur le marché du travail.

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(08/03/2010)

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